Peu de massifs concentrent autant de routes d’altitude. La route des Grandes Alpes relie le Léman à la Méditerranée sur plus de 700 km en franchissant des cols devenus légendaires grâce au Tour de France : Iseran, Galibier, Izoard, Vars ou la Bonette. Entre deux cols, les étapes restent courtes : quelques dizaines de kilomètres séparent un lac de baignade d’un glacier, une citadelle d’un alpage. En van aménagé, on s’arrête là où la vue le mérite et l’on part randonner tôt, depuis une aire proche des sentiers, avant que les routes ne s’animent.
Le massif se parcourt aussi en toutes saisons. L’été appartient aux cols, aux lacs et aux alpages ; l’hiver, aux stations de Tarentaise, des Aravis ou du Chablais, dont plusieurs aménagent des aires pour les camping-cars. Les villes-portes simplifient l’organisation : Grenoble, cernée par la Chartreuse, Belledonne et le Vercors, ouvre la route de l’Oisans ; Gap mène vers Serre-Ponçon et le Queyras ; Albertville commande l’entrée du Beaufortain et de la Tarentaise, avec ses routes d’alpage vers le cormet de Roselend. Un camping-car bien chauffé permet même de prolonger la saison jusqu’aux mélèzes dorés d’octobre.
Quand partir
La saison des cols va de la fin juin à septembre, quand les routes d’altitude sont dégagées et les alpages en fleurs. Juillet et août concentrent l’affluence au bord des lacs et dans les vallées phares, et le Tour de France emprunte souvent les cols alpins en juillet, avec des routes fermées les jours de passage. Septembre, plus calme et lumineux, est idéal pour la randonnée ; en octobre, les mélèzes dorés embrasent le Queyras et le Briançonnais, mais les grands cols commencent à fermer. L’hiver, un véhicule bien chauffé et équipé permet de profiter des stations de ski, sous réserve de neige sur les routes. Au printemps, les vallées reverdissent tandis que la haute montagne reste enneigée.