Le Luberon se prête à merveille au voyage en van : le massif s'étire sur une soixantaine de kilomètres seulement, et les villages perchés se succèdent à quelques kilomètres les uns des autres. On passe en une journée des falaises du Petit Luberon aux ocres de Roussillon, puis des vignes de la vallée du Calavon aux champs de lavandin des plateaux de Simiane-la-Rotonde. Cette densité permet de rouler peu, de s'arrêter souvent et de changer de décor chaque soir. La combe de Lourmarin, qui sépare Petit et Grand Luberon, relie en quelques virages deux versants aux ambiances bien distinctes.
Le territoire invite aussi à laisser le volant : randonnée vers le Mourre Nègre, escalade sur les falaises de Buoux, vélo sur la véloroute du Calavon ou la boucle « Autour du Luberon à vélo ». Côté est, Manosque, ville natale de Jean Giono, ouvre sur un Luberon oriental plus sauvage, entre Durance et Pays de Forcalquier. Entre deux balades, marchés provençaux, caves de l'AOC Luberon et moulins à huile rythment l'itinéraire. Un camping-car offre ici le luxe de suivre la lumière, de l'aube sur les ocres au couchant sur Gordes.
Quand partir
Le printemps est une saison idéale : cerisiers en fleurs dans la vallée du Calavon en avril, genêts sur les pentes, températures douces et villages encore calmes. De fin juin à mi-juillet, la floraison des lavandes et du lavandin attire beaucoup de visiteurs autour de Sénanque et des plateaux de Simiane. Juillet et août sont chauds, secs et très fréquentés, notamment à Gordes et Roussillon, avec un risque incendie qui peut limiter l'accès aux massifs. Septembre et octobre offrent vendanges, lumière dorée et routes apaisées. L'hiver, lumineux mais parfois balayé par un mistral glacial, séduit les amateurs de calme et de marchés aux truffes.