Premier atout d’un road trip azuréen : les distances. Les étapes se comptent en dizaines de kilomètres, ce qui laisse le temps de marcher, de se baigner et de flâner au marché. Les trois corniches de la Riviera, basse, moyenne et grande, offrent trois lectures du même relief au-dessus de la mer entre Nice et Menton. Plus à l’ouest, la corniche d’Or longe les calanques rouges de l’Estérel jusqu’à Saint-Raphaël, puis la corniche des Maures relie Cavalaire-sur-Mer au Lavandou entre pins parasols, chênes-lièges et plages abritées. On change ainsi de paysage chaque jour sans longues heures de volant.
Autre force du territoire : l’alternance. Une matinée sur le sentier du cap Martin ou autour de la presqu’île de Saint-Tropez, un après-midi dans un village perché comme Èze ou Bormes-les-Mimosas, une soirée sur un port de pêche. Un van compact se faufile plus aisément dans les villages et les centres anciens, quand un camping-car apporte plus de confort pour une semaine en famille. Dans les deux cas, les îles se découvrent à pied : on laisse le véhicule sur le continent pour prendre le bateau vers Porquerolles, Port-Cros ou Sainte-Marguerite.
Quand partir
Le printemps et le début de l’automne sont les meilleures fenêtres : de mai à juin puis en septembre et octobre, la mer est agréable, les sentiers praticables et les routes plus fluides. Juillet et août concentrent la chaleur, les embouteillages sur les corniches et le golfe de Saint-Tropez, ainsi que des restrictions d’accès aux massifs par risque d’incendie. L’hiver, doux et lumineux, a ses propres attraits : mimosas en fleurs autour de Bormes-les-Mimosas et de l’Estérel, Fête du Citron à Menton et Carnaval de Nice en février. Attention aux grands rendez-vous qui saturent routes et stationnements, comme le Festival de Cannes en mai ou les Voiles de Saint-Tropez à l’automne.