Peu de points de départ concentrent autant de haute montagne accessible que Le Bourg-d'Oisans. Posé à 720 mètres d'altitude dans la plaine de la Romanche, le bourg est littéralement entouré de routes légendaires : montée de l'Alpe d'Huez d'un côté, route du Lautaret de l'autre, vallées du Vénéon et de l'Eau d'Olle en éventail. En van, cela signifie qu'un simple quart d'heure de route suffit pour changer radicalement de décor — alpages, lacs de barrage, glaciers des Écrins. Vous dormez au frais en vallée et attaquez les cols au lever du jour, avant l'affluence, sans jamais refaire deux fois le même trajet.
L'autre atout, c'est la logistique. Le bourg vit toute l'année au rythme des cyclistes et des randonneurs : commerces, marchés et services y sont dimensionnés pour les voyageurs itinérants, ce qui est loin d'être le cas de toutes les vallées alpines. Grenoble reste le point de ravitaillement pour faire le plein d'équipement, et les stations comme Les Deux Alpes restent à portée de soirée. Un vrai camp de base : vous rayonnez léger, le van fait le reste.
Quand partir
L'Oisans vit au rythme de l'ouverture des cols. De mi-juin à début octobre, Lautaret, Galibier et Croix de Fer sont généralement dégagés : c'est la grande saison du van, avec des journées chaudes en vallée et des nuits fraîches dès que l'on prend de l'altitude. Juillet concentre l'affluence cycliste — ambiance unique mais aires très demandées ; réservez tôt. Juin et septembre offrent le meilleur compromis : routes calmes, alpages fleuris ou couleurs d'automne, températures idéales pour dormir en altitude. L'hiver reste possible pour rejoindre les stations, à condition d'un véhicule équipé loi Montagne ; au printemps, méfiez-vous des cols encore fermés et vérifiez l'état des routes avant de monter.