Une quarantaine de kilomètres seulement séparent le val d’Arly de Chamonix : on change de décor sans passer ses journées au volant. Le matin, le plateau de Combloux offre l’un des plus beaux panoramas sur la chaîne, reflétée dans son plan d’eau biotope ; l’après-midi, on rejoint Saint-Gervais, station thermale depuis le XIXe siècle, puis la vallée boisée qui remonte vers Les Houches. Glaciers, alpages fleuris, lacs d’altitude, villages baroques et sommets équipés de remontées se succèdent sur un territoire compact, idéal pour poser le véhicule quelques nuits à chaque étape.
Le massif se prête aussi à la vanlife parce qu’il se découvre souvent sans voiture une fois arrivé : le Tramway du Mont-Blanc part de Saint-Gervais, le téléphérique de Bellevue des Houches, le train du Montenvers de Chamonix-Mont-Blanc, et la ligne ferroviaire du Mont-Blanc Express relie Le Fayet à la haute vallée. On laisse le van aménagé stationné et on monte à pied ou en rail. Le territoire du Mont-Blanc est enfin un carrefour : le tunnel vers le val d’Aoste et le col des Montets vers le Valais permettent d’étirer le voyage vers l’Italie ou la Suisse.
Quand partir
De juin à septembre, les routes sont dégagées, les remontées et les trains d’altitude fonctionnent et les sentiers d’alpage s’ouvrent au fil de la fonte. Juillet et août concentrent la foule, surtout dans la vallée de Chamonix, et la fin août est rythmée par l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, qui remplit la vallée. Juin et septembre offrent un meilleur équilibre, avec une lumière rasante et des stations plus calmes. L’hiver attire les skieurs à Megève, Saint-Gervais ou Chamonix, mais impose un véhicule chauffé et équipé pour la neige. Au printemps et à l’automne, de nombreuses remontées ferment entre deux saisons.