Rares sont les territoires où l'on passe, en moins d'une demi-heure de route, d'une cité fortifiée à des marais salants, puis à une côte rocheuse et à une plage de sable longue de près de neuf kilomètres. Sur la presqu'île, La Baule-Escoublac et sa baie ne sont qu'à quelques kilomètres des œillets de Guérande et des criques de Batz-sur-Mer : chaque étape se rejoint en quelques minutes, ce qui laisse le temps de marcher, de pédaler et de s'attarder au lieu d'enchaîner les kilomètres. Le relief est presque plat et les pistes cyclables nombreuses : un vélo embarqué change vraiment le séjour.
Le van aménagé s'accorde aussi au rythme des marées et du sel. On regarde les paludiers tirer le sel en fin de journée l'été, on guette la marée basse pour la pêche à pied dans le traict du Croisic en respectant la réglementation affichée, on attend le coucher de soleil face à l'océan sur la Côte sauvage. Un camping-car équipé d'une cuisine permet de rester autonome dans l'arrière-pays plus calme, puis de revenir sur le littoral au petit matin, avant l'affluence. Au menu du soir : fleur de sel, huîtres et palourdes du traict, sardines de La Turballe et galettes, héritage breton de la presqu'île.
Quand partir
La presqu'île bénéficie d'un climat océanique doux, réputé ensoleillé pour la façade atlantique, avec des hivers rarement rigoureux. Le printemps est une très belle saison : marais que les paludiers préparent pour la saison du sel, oiseaux nombreux, routes calmes, et la fête médiévale de Guérande qui anime la ville close. De juin à septembre, selon la météo, les paludiers récoltent le sel et la fleur de sel, tandis que juillet et août concentrent une forte affluence, surtout autour de la baie de La Baule. Septembre reste un moment idéal, mer encore agréable et plages plus tranquilles. L'hiver, les tempêtes rendent la Côte sauvage spectaculaire, mais certains services saisonniers ferment.