Le golfe se prête à un road trip lent. Les distances sont courtes : par la route, un peu plus de soixante kilomètres séparent Port-Navalo de Locmariaquer, pourtant face à face de part et d'autre du goulet. En une journée, on passe des ruelles médiévales de Vannes aux marais de Séné, où hivernent les bernaches, puis aux plages océanes de la presqu'île de Rhuys. Sarzeau y fait un bon camp de base entre le château de Suscinio et l'abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys, avec la butte de Tumiac pour embrasser tout le golfe du regard.
Un van aménagé offre ici une vraie liberté de rythme : s'arrêter au gré des marées sur la pointe d'Arradon ou celle de Kerpenhir, marcher sur le GR34 qui suit les rives du golfe, puis rejoindre à pied ou à vélo l'île aux Moines ou l'île d'Arz par les bateaux de la rive nord, le véhicule restant sur le continent. Le climat océanique, adouci par la mer intérieure, rend les étapes agréables du printemps à l'automne, et l'arrière-pays d'Auray offre des haltes plus calmes quand le littoral fait le plein en été.
Quand partir
Le golfe profite d'un climat océanique doux, tempéré par la mer intérieure. Le printemps, d'avril à juin, est idéal : jardins en fleurs, lumière claire, sentiers côtiers encore tranquilles. Les années impaires, la Semaine du Golfe rassemble au printemps des centaines de voiliers traditionnels sur le plan d'eau. Juillet et août sont très animés, avec le grand pardon de Sainte-Anne-d'Auray fin juillet, des bourgs et des routes chargés et des stationnements plus difficiles. Septembre et octobre offrent une eau encore agréable et des rives plus calmes. L'hiver, gris et venteux par moments, attire les amateurs d'oiseaux venus observer les bernaches et les limicoles dans les marais de Séné.