Au cœur de la Lozère, Mende est d’abord un carrefour. La RN88 la relie au Puy-en-Velay vers le nord-est et, vers l’ouest, à l’A75, l’autoroute qui file de Clermont-Ferrand vers la Méditerranée : on arrive facilement en Lozère, puis les petites routes prennent le relais. En quarante minutes environ, un fourgon aménagé vous dépose au bord du Tarn à Sainte-Enimie, au pied du mont Lozère ou à Marvejols, cité royale du Gévaudan. Florac, siège du Parc national des Cévennes, est à peine plus loin, par le col de Montmirat.
Selon la direction prise, le décor change du tout au tout. Au nord s’étendent les forêts et les landes granitiques de la Margeride, terre de la Bête du Gévaudan. À l’ouest, les pâturages de l’Aubrac et leurs burons ; au sud-ouest et au sud, les causses de Sauveterre et Méjean, leurs steppes, leurs dolmens et leurs ciels nocturnes très sombres. Mende vous place ainsi dans le sud du Massif central, avec un décor différent chaque jour. Avant de monter sur les causses, profitez des commerces de la ville pour faire le plein de provisions.
Quand partir
Au fond de sa vallée, Mende se réchauffe plus tôt que les plateaux qui l’entourent, souvent au-delà de 1 000 mètres. Pour un road trip en Lozère, visez de mai à octobre. Au printemps, les causses se couvrent de fleurs, dont de nombreuses orchidées sauvages en mai et en juin. L’été, on descend chercher la fraîcheur du Tarn pour la baignade ou le canoë, et l’on remonte dormir au calme sur les causses. En septembre et en octobre, les forêts du Gévaudan résonnent du brame du cerf, les hêtraies se colorent et les nuits fraîchissent : un véhicule chauffé est alors appréciable.