D'abord pour la variété : rares sont les départements où un même week-end peut mêler un col du Vercors, une rivière où se baigner — la Drôme, réputée pour ses eaux claires vers Saillans — et des paysages déjà méditerranéens autour de Grignan et de Nyons. Ensuite pour la position : adossée à la vallée du Rhône, la Drôme se rejoint facilement depuis Lyon, Grenoble ou la Provence, et son axe nord-sud permet de composer un itinéraire sans jamais revenir sur ses pas. Romans-sur-Isère, ville de la chaussure, sert de porte d'entrée vers le Vercors et le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives.
Les routes elles-mêmes valent le voyage : la corniche de Combe Laval taillée dans la falaise, le col de Rousset qui bascule du Vercors vers le Diois, la D93 qui suit la vallée de la Drôme entre Crest et Die. En camping-car comme en fourgon, on trouve partout des étapes courtes et des panoramas : la forêt de Saoû et son synclinal perché, les claps de Luc-en-Diois, les champs de lavande de la Drôme provençale entre Grignan et la vallée du Lez en juillet. Vérifiez le PTAC et le permis requis sur chaque annonce avant de viser les petites routes de montagne.
Quand partir
La Drôme cumule un climat déjà méditerranéen au sud et des influences montagnardes sur le Vercors et le Diois. Le printemps, d'avril à juin, est idéal : rivières hautes, collines vertes, villages calmes avant l'affluence. L'été garantit la baignade dans la Drôme et les lavandes en fleur début juillet, mais c'est la haute saison — la Drôme provençale est très fréquentée et le mistral peut souffler dans la vallée du Rhône. Septembre et octobre offrent les vendanges, la lumière dorée du Diois et des routes tranquilles. En hiver, le sud reste doux et lumineux, mais les cols du Vercors peuvent être enneigés : vérifiez les conditions avant de monter.