Parce qu'ici, la route fait partie du voyage. La D290, route touristique des gorges de l'Ardèche, enchaîne les belvédères au-dessus des méandres de la rivière ; la corniche de l'Eyrieux serpente entre vergers et villages ; la montée vers le plateau, par la vallée de la Bourges ou le col de l'Escrinet, change de décor tous les dix kilomètres. Un camping-car ou un fourgon aménagé permet d'enchaîner ces ambiances sans défaire ses bagages, en dormant chaque soir dans un paysage différent.
Autre atout : l'accès. Le département se rejoint facilement depuis la vallée du Rhône — Guilherand-Granges, face à Valence, met les vallées ardéchoises à quelques minutes de la gare TGV et de l'A7. En chemin, les villages de caractère — Balazuc, Vogüé, Labeaume — se découvrent au fil de l'eau, et les baignades dans l'Ardèche ou le Chassezac ponctuent les étapes d'été. Un territoire compact, varié, taillé pour l'itinérance.
Quand partir
Le sud ardéchois profite d'un climat quasi méditerranéen : dès avril-mai, la garrigue fleurit et les journées se prêtent aux gorges et aux villages, sans la foule estivale. L'été est chaud en basse vallée et très fréquenté autour du Pont d'Arc — réservez tôt et privilégiez les baignades matinales, ou prenez de l'altitude sur le plateau, où les nuits restent fraîches. Septembre-octobre est une saison superbe : rivières encore accessibles, vignes et châtaigneraies aux couleurs d'automne, routes tranquilles. L'hiver, la montagne ardéchoise passe régulièrement sous la neige au-dessus de 1 000 mètres ; le sud reste praticable, mais visez plutôt d'avril à octobre pour un premier road trip.