Sur une île où les distances se comptent en heures de route plutôt qu'en kilomètres, la position de Saint-Pierre est un vrai avantage stratégique : la route des Tamarins file vers l'ouest et Saint-Leu, tandis que la route des Plaines grimpe juste derrière la ville. Concrètement, vous perdez moins de temps en trajets d'approche et vous pouvez composer chaque journée selon la météo : lagon si les Hauts sont dans les nuages, altitude si le ciel est dégagé.
Récupérer un fourgon aménagé à Saint-Pierre, c'est aussi profiter d'une vraie ville avant de prendre la route : marchés pour remplir la glacière de fruits et de produits créoles, commerces, stations-service et front de mer pour une dernière baignade avant les Hauts. La ville est desservie par la RN1, qui file vers l'ouest et rejoint la route des Tamarins après Saint-Louis, et par la RN2, qui longe le Sud sauvage vers Saint-Joseph, ce qui simplifie la prise en main du véhicule avant d'attaquer les lacets de Cilaos ou la montée du volcan. Enfin, dormir en van prend ici tout son sens : en une heure, vous passez du niveau de la mer à la fraîcheur des pâturages d'altitude.
Quand partir
La Réunion vit au rythme de deux saisons inversées par rapport à la métropole. L'hiver austral, de mai à octobre, est la période la plus agréable en van : air sec, ciel souvent dégagé le matin sur le volcan et les cirques, températures douces sur la côte et nuits fraîches dans les Hauts — prévoyez de vraies couvertures au-dessus de 1 500 m. L'été austral, de novembre à avril, est chaud et humide, avec un risque cyclonique à surveiller entre janvier et mars. Côté affluence, les vacances scolaires locales et les fêtes de fin d'année font grimper la demande de véhicules : réservez plusieurs semaines à l'avance sur ces créneaux. Règle d'or valable toute l'année : partez tôt, les sommets se couvrent en fin de matinée.