Évian-les-Bains occupe une position rare sur la carte des road trips : la ville thermale s'étire entre la rive française du Léman et les premiers contreforts du Chablais, à équidistance des vignobles suisses et des grands cols alpins. Depuis le quai, tout est à portée de demi-journée — la Suisse par le bateau ou la route de Saint-Gingolph, les alpages d'Abondance par la vallée de la Dranse, le Jura de l'autre côté du lac. Cette géographie en étoile permet de composer un voyage varié sans jamais enchaîner de longues heures de conduite : chaque étape se mérite en une heure ou moins, ce qui laisse du temps pour les baignades, les marchés et les terrasses.
L'autre atout d'Évian, c'est la variété des paysages sur un territoire compact : rives du plus grand lac naturel d'Europe occidentale, plateau de Gavot et ses prairies, gorges de la Dranse, puis les villages-stations des Portes du Soleil. En fourgon aménagé, on passe d'une nuit face au lac à un réveil en alpage sans replier quoi que ce soit. L'accès est simple aussi : l'autoroute arrive à Thonon, Genève et son aéroport sont à moins d'une heure, et les routes du Chablais restent roulantes pour un gabarit de van. Été comme hiver, le point de départ est déjà une destination.
Quand partir
Le climat d'Évian est adouci par la masse du Léman : les étés y sont chauds sans excès, les hivers plus doux qu'en vallée alpine, avec de la neige dès qu'on prend de l'altitude dans le Chablais. La grande saison du van court de mai à octobre — juin et septembre sont les mois les plus agréables, avec un lac déjà (ou encore) baignable, des cols ouverts et une affluence bien moindre qu'en juillet-août, où les rives du lac sont très fréquentées. L'automne offre des lumières superbes sur les vignobles et les alpages. L'hiver, Évian devient une base pratique pour rayonner vers les stations des Portes du Soleil : véhicule équipé loi Montagne indispensable.