Partir de Draguignan, c'est éviter le piège classique du road trip azuréen : récupérer son véhicule au milieu de la circulation du littoral. Ici, vous prenez le volant dans une ville à taille humaine, aux routes dégagées, et vous choisissez ensuite votre direction — le Verdon au nord, la Méditerranée au sud, la Provence verte à l'ouest. L'A8 passe à une vingtaine de minutes, ce qui met tout l'arc entre Aix et la frontière italienne à portée de journée. Pour un premier voyage en fourgon aménagé, cet environnement routier progressif est un vrai confort : on s'habitue au gabarit sur des départementales tranquilles avant d'affronter la côte.
L'autre atout, c'est la densité de paysages différents dans un rayon d'une heure : gorges calcaires, lacs turquoise, vignobles des Côtes de Provence, villages perchés, puis les plages du golfe entre Sainte-Maxime et Grimaud. Rares sont les villes de départ qui permettent d'alterner montagne et mer sans grande transition routière. Draguignan est aussi une base logistique pratique : supermarchés, stations-service et commerces pour l'avitaillement avant le départ, sans les tarifs ni la cohue des stations balnéaires. Vous chargez le frigo tranquillement, et vous gardez vos premières heures de conduite pour les belles routes plutôt que pour les embouteillages.
Quand partir
L'arrière-pays dracénois vit au rythme d'un climat méditerranéen tempéré par le relief : étés chauds et secs, hivers doux en plaine, nuits plus fraîches dès qu'on monte vers le Verdon. Les fenêtres idéales pour un road trip sont le printemps, d'avril à juin, quand la garrigue est en fleurs et les lacs déjà accueillants, et l'arrière-saison de septembre à mi-octobre, avec une mer encore chaude et des routes dégagées. Juillet-août reste faisable, mais l'affluence se concentre sur le littoral et les belvédères du Verdon : réservez vos étapes tôt et roulez le matin. L'hiver, la côte demeure agréable en journée ; prévoyez simplement un chauffage d'appoint pour les nuits en altitude et surveillez les épisodes de mistral.