Peu de villes françaises offrent un tel point de départ : à Aix-les-Bains, vous êtes au centre de gravité des Alpes du Nord. En une matinée de route, vous rejoignez aussi bien les vignobles du Bugey que les cols des Bauges, la Chartreuse ou les rives du Léman. Cette position en étoile change tout en camping-car : pas de longues liaisons d'autoroute, chaque journée alterne lac, col et village sans jamais dépasser une heure de conduite. Vous pouvez composer un itinéraire différent chaque jour en gardant le même camp de base, ou enchaîner les massifs au fil de la semaine.
L'accès est un autre atout concret : la ville est desservie par l'autoroute et par une gare sur la ligne Paris–Chambéry–Italie, ce qui permet d'arriver en train, puis de récupérer le véhicule au lieu fixé par le propriétaire et précisé sur l'annonce — chez lui ou en point de rendez-vous convenu ensemble. Une fois au volant, les routes du tour des lacs et des avant-pays savoyards sont larges et roulantes, idéales pour se faire la main avant d'attaquer la montagne, en gardant un œil sur les hauteurs et la signalisation dès que l'on quitte les grands axes. Et si vous visez la rive du lac d'Annecy, des propriétaires proposent aussi des véhicules du côté de Doussard, au pied des cols des Aravis.
Quand partir
Le climat d'Aix-les-Bains est tempéré par le lac du Bourget, qui adoucit les hivers en plaine et rafraîchit les soirées d'été. De mai à fin juin, c'est sans doute la fenêtre idéale en van : les journées sont longues, les cols des Bauges sont rouverts, les rives sont calmes et les aires encore disponibles sans réservation. Juillet-août concentre l'affluence autour des deux lacs — baignade garantie, mais stationnement tendu et emplacements à anticiper. Septembre offre une belle arrière-saison, avec une eau encore agréable et des routes dégagées. D'octobre à avril, la montagne toute proche impose un véhicule équipé pour l'hiver (chauffage, chaînes), mais les curistes et les balcons enneigés du Revard donnent à la ville un charme très différent.