D'abord pour sa position : récupérer son véhicule en Essonne, c'est partir directement vers le sud par la N20 ou l'A6 sans traverser Paris. La vallée de la Loire, la Bourgogne ou le Morvan sont à quelques heures, et la forêt de Fontainebleau commence à la lisière est du département. Prendre la route depuis Palaiseau ou depuis les villes de la vallée de l'Orge évite les péages franciliens les plus chargés et met tout de suite dans le rythme du voyage.
Ensuite pour le territoire lui-même, souvent sous-estimé : la platière de grès des Trois Pignons côté Gâtinais, la forêt de Sénart au bord de la Seine, les coteaux de la Juine, le château de Chamarande et son parc public, les rues médiévales de Dourdan. Les routes départementales y sont larges et roulantes, adaptées à un camping-car comme à un fourgon compact — de quoi s'entraîner à la vie nomade avant les grandes traversées.
Quand partir
Le climat francilien, océanique dégradé, donne sa pleine mesure de la mi-avril à octobre. Le printemps est la plus belle fenêtre : vallées verdoyantes, vergers en fleurs autour de la Juine et sentiers du Gâtinais praticables. L'été reste agréable et le département, peu touristique, ne connaît pas la saturation des littoraux — pratique aussi pour partir vers le reste de la France depuis une base au sec. L'automne pare la forêt de Sénart et les coteaux de l'Essonne de couleurs superbes, avec des week-ends très calmes. L'hiver, humide et gris, se prête moins à l'itinérance mais reste jouable pour un véhicule bien isolé.